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Cet été, vos tomates sont belles, vigoureuses, bien alignées sur leurs tuteurs. Certaines commencent à rougir, d’autres sont encore vertes, et tout semble annoncer une belle récolte. Mais soudain, sur la peau lisse d’un fruit, vous apercevez un petit trou rond, net, presque parfaitement découpé. Puis un autre. En coupant la tomate, la chair est abîmée, creusée de galeries, parfois déjà en train de pourrir. Le responsable est probablement la noctuelle de la tomate, aussi appelée armigère, une chenille discrète mais redoutable.
Les tomates sont des plantes potagères assez faciles à cultiver, mais elles peuvent être touchées par tout un cortège de maladies et de ravageurs. Mildiou, oïdium, cul noir ou nécrose apicale, pourriture grise… Ces problèmes sont souvent liés à l’humidité, aux arrosages irréguliers ou à une mauvaise aération des plants.
Les insectes comme les aleurodes, les pucerons ou les araignées rouges sont également assez faciles à repérer. Mais dans le cas de la noctuelle, le diagnostic est différent : le fruit paraît souvent beau, puis révèle un petit trou caractéristique.
Les symptômes les plus fréquents sont les suivants :
Les variétés allongées, comme les tomates Roma ou les Cornues des Andes, semblent parfois plus touchées, même si toutes les tomates peuvent être concernées.
Dans ce cas, le responsable est très probablement la noctuelle de la tomate (Helicoverpa armigera), aussi appelée armigère.
Comme son nom le laisse supposer, la noctuelle de la tomate est un papillon de nuit de la famille des Noctuidae. Ce lépidoptère possède des ailes blanchâtres, légèrement tachetées et parcourues de lignes grisâtres. Son envergure atteint environ 3 cm, mais il est rarement observé en journée puisqu’il est actif la nuit.
Les premiers vols ont généralement lieu en avril-mai. D’origine tropicale ou subtropicale, la noctuelle de la tomate profite de la hausse des températures pour progresser vers le nord. Longtemps surtout présente dans le sud de la France, elle peut désormais apparaître dans davantage de régions lorsque les conditions sont favorables.
Au printemps, les noctuelles s’accouplent. La femelle pond ses œufs, d’abord blanc jaunâtre puis brunâtres, sur les pieds de tomates : jeunes pousses, feuilles, fleurs ou fruits. L’incubation dure environ 4 jours, et dès que la température atteint 25 °C, les larves éclosent.
Très mobiles, les jeunes chenilles passent par 6 stades larvaires. Elles se nourrissent d’abord des feuilles, puis, dès le deuxième stade, pénètrent dans les tomates dont elles consomment la chair. Au fil de leur développement, elles changent de couleur : blanc jaunâtre, vert, jaune, noir ou brun. En fin de croissance, elles mesurent 3 à 4 cm avant de se nymphoser dans le sol.
Si les conditions météo sont favorables, de deux à quatre générations peuvent se succéder jusqu’en septembre-octobre. En fin d’été, les nymphes entrent en diapause, une forme de repos hivernal, dans le sol. Elles reprennent leur activité dès que la température du sol dépasse 18 °C.
Le problème avec la noctuelle est que les dégâts sont parfois invisibles au début. De l’extérieur, la tomate peut sembler saine. Pourtant, tout se joue à l’intérieur : la larve creuse des galeries, consomme la chair et favorise l’apparition de pourritures.
Les tomates attaquées deviennent rapidement impropres à la consommation. Même si la zone abîmée semble localisée, la présence de galeries, de déjections et de pourriture impose de les écarter.
Dans le sud, la noctuelle de la tomate peut également s’attaquer à d’autres cultures potagères comme les poivrons, les aubergines et les courges.
Si vous découvrez déjà des trous dans vos tomates, il est souvent trop tard pour sauver les fruits atteints. La chenille est à l’intérieur, bien protégée, et les traitements ne peuvent plus l’atteindre correctement.
Le seul traitement utilisable en jardinage biologique, le Bacillus thuringiensis (Bt), peut être efficace, mais seulement sur les jeunes larves avant qu’elles ne pénètrent dans les fruits. Il faut donc intervenir tôt, idéalement après détection des premiers vols de papillons.
En période à risque, les pulvérisations doivent être renouvelées environ tous les 10 jours, afin de cibler les générations successives.
Il est également primordial de récolter et de détruire toutes les tomates perforées, qu’elles soient tombées au sol ou encore accrochées aux pieds. C’est la seule façon de limiter la naissance d’une nouvelle génération. Profitez-en pour observer le sol et éliminer les chenilles qui seraient tombées pour se nymphoser.
La lutte repose surtout sur la prévention, à mettre en place dès le printemps. C’est ainsi que les professionnels limitent les dégâts causés par ce ravageur.
Pour attirer les mésanges, installez des mangeoires en hiver et des nichoirs fermés avec des trous d’envol adaptés : 27 à 28 mm pour les mésanges bleues, noires ou nonnettes, et 32 à 34 mm pour les mésanges charbonnières. Planter des arbustes à baies et des plantes mellifères est également utile pour favoriser leur présence au jardin.
À l’automne, au moment de travailler légèrement le sol, ouvrez l’œil pour repérer les larves ou les nymphes. Si vous avez des poules, laissez-les explorer les parcelles après la culture : elles sont très efficaces pour débusquer les larves.
Les tomates perforées doivent être retirées rapidement. Ne les laissez pas sur les plants, ni au sol, car elles peuvent abriter une chenille encore active. Il vaut mieux les détruire plutôt que les mettre au compost, surtout si celui-ci ne chauffe pas suffisamment.
En cas d’attaque importante, inspectez les fruits encore verts et les zones proches du pédoncule. Les premiers trous sont parfois discrets, mais un fruit touché finit souvent par se dégrader très vite.