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Mamert, Pancrace et Servais, vous connaissez ? Si je vous dis que ce sont des Saints, inutile de vous précipiter sur le calendrier, ils n’y figurent plus. Pourtant, ils restent solidement ancrés dans la tradition et dans le quotidien des jardiniers français. Chaque année, au cœur du mois de mai, leur nom réapparaît comme un signal d’alerte : celui d’un possible retour du froid. Depuis des siècles, les jardiniers attendent prudemment le passage de ces « Saints de glace » avant de planter les légumes les plus frileux.
Les dates à retenir sont traditionnellement les 11, 12 et 13 mai. Durant cette courte période, et plus globalement pendant la première quinzaine de mai, les jardiniers du nord de la Loire redoutent encore des gelées nocturnes.

D’un point de vue scientifique, les Saints de glace ne sont pas une invention. En Europe de l’Ouest, cette période correspond régulièrement à un refroidissement atmosphérique lié à des masses d’air froid venues du nord.

Même si les statistiques montrent une diminution des gelées de mai, les épisodes de froid tardif restent possibles, comme en témoignent les dégâts considérables observés ces dernières années dans les vergers et vignobles français lors de printemps anormalement froids
Une fois la période passée – et après consultation des prévisions météo locales – le jardinier peut commencer à installer les cultures les plus sensibles. C’est souvent un moment très attendu, car il marque le véritable départ des plantations estivales. Vous pouvez alors :

Toutefois, gardez toujours un voile d’hivernage ou des protections à portée de main : un coup de froid imprévu, même rare, reste possible.
La tradition des Saints de glace remonte au Ve siècle. Saint Mamert, évêque de Vienne, instaure alors trois jours de prières – les Rogations – afin d’implorer la protection des récoltes contre les calamités naturelles. À l’époque, le calendrier julien fixe ces jours autour du 17 mai. Lors du passage au calendrier grégorien, les dates se déplacent aux 11, 12 et 13 mai.

Malgré les réformes, la croyance persiste. Le dicton populaire « Mamert, Pancrace et Servais font à eux trois un petit hiver » accompagne encore les jardiniers contemporains. On ajoute parfois un quatrième « Saint protecteur », Saint Urbain, fêté le 19 mai, censé clore la période de gel.
D’autres traditions mentionnent les Saints Cavaliers du froid – Georges, Marc, Robert et Philippe – célébrés fin avril et début mai, eux aussi associés à une météo instable.
Ils ont été retirés lors de la réforme du calendrier liturgique, mais leur importance culturelle demeure très forte dans le monde agricole.
Oui, mais uniquement avec des protections (voile d’hivernage, tunnel) et en surveillant étroitement la météo. Les jeunes plants sont très sensibles.
Oui, car même si les gelées sont moins fréquentes, les épisodes de froid tardif existent encore et peuvent être extrêmement destructeurs.
Les légumes-fruits (tomates, melons, courgettes), les agrumes, les plantes méditerranéennes et les fleurs annuelles non rustiques.
Absolument : un gel de -1 ou -2 °C suffit à brûler des feuilles tendres, abîmer les tiges et stopper la croissance des jeunes plants.
Les zones littorales et méditerranéennes sont plus protégées, mais aucun territoire n’est totalement exempt de risques.