Le pommier est l’un des arbres fruitiers les plus cultivés dans nos jardins. Rustique, généreux et capable de vivre plusieurs dizaines d’années, il s’adapte à de nombreuses régions. Pour obtenir de belles récoltes, quelques points sont néanmoins essentiels : choisir une variété adaptée au climat, assurer une bonne pollinisation, planter dans un sol suffisamment profond et pratiquer une taille mesurée.
Du printemps, lorsque sa floraison blanche à rosée attire les pollinisateurs, jusqu’à la récolte des pommes de fin d’été et d’automne, Malus domestica rythme véritablement les saisons du verger.
| Nom | Malus domestica |
| Famille | Rosacées |
| Type | Arbre fruitier |
| Hauteur | 2 à 10 m selon le porte-greffe et la forme |
| Exposition | Soleil, éventuellement mi-ombre légère |
| Sol | Profond, fertile et bien drainé |
| Feuillage | Caduc |
| Floraison | Avril à mai selon les variétés et le climat |
| Récolte | Août à novembre selon les variétés |
Le pommier s’adapte à une grande partie de la France. Il apprécie une situation ensoleillée, favorable à la floraison, à la fructification et à la maturation des pommes.
Le sol idéal est profond, fertile, suffisamment frais mais bien drainé. Le pommier supporte différents types de terres, mais redoute les sols constamment gorgés d’eau.
La vigueur de l’arbre dépend toutefois beaucoup du porte-greffe. C’est un élément essentiel à prendre en compte au moment de l’achat : certains permettent d’obtenir de petits arbres adaptés aux jardins réduits ou aux formes palissées, tandis que d’autres donnent des arbres beaucoup plus vigoureux.

Un jeune pommier bien planté s’enracine rapidement et peut produire ses premières pommes après quelques années.
La meilleure période se situe à l’automne, après la chute des feuilles et hors période de gel. La terre encore relativement douce et les pluies hivernales favorisent l’installation des racines.
La plantation reste possible en hiver hors gel et au printemps pour les arbres vendus en conteneur. Dans ce dernier cas, les arrosages devront être particulièrement suivis durant la première année.
Retrouvez également nos conseils pour réussir la plantation des arbres et arbustes.
C’est l’un des points les plus importants pour obtenir des pommes. De nombreuses variétés de pommiers ne sont pas suffisamment autofertiles pour assurer seules une récolte optimale.
La solution consiste à disposer à proximité d’une autre variété dont la floraison intervient à la même période.
Il n’est pas forcément nécessaire que le second arbre soit dans votre jardin : dans un quartier comportant plusieurs pommiers, les insectes pollinisateurs peuvent transporter le pollen d’un arbre à l’autre.
Certaines variétés sont partiellement autofertiles et peuvent produire seules, mais la présence d’un pollinisateur compatible améliore généralement la quantité et la régularité de la récolte.
Il existe plusieurs milliers de variétés de pommes, aux qualités très différentes : précoces ou tardives, douces ou acidulées, à croquer, à cuire, à conserver ou destinées au cidre.
Plutôt que de choisir uniquement selon le goût du fruit, tenez compte de :
Pour aller plus loin : tableau complet des variétés de pommes et pommiers.
Une fois bien installé, le pommier est relativement facile à entretenir. Les premières années sont néanmoins importantes pour favoriser un enracinement profond et former une charpente équilibrée.
Arrosez régulièrement après la plantation et pendant les deux premiers étés, particulièrement lorsque le temps est sec.
Il est préférable d’effectuer des arrosages copieux et espacés plutôt que d’humidifier superficiellement le sol tous les jours.
Une fois bien enraciné, le pommier devient plus autonome, même si un apport d’eau peut rester utile pendant une sécheresse prolongée et lors du grossissement des fruits.
Un apport de compost mûr en surface à l’automne ou au printemps permet d’entretenir la fertilité du sol.
Un paillage organique composé de feuilles, BRF ou autres matières végétales limite également l’évaporation et nourrit progressivement la vie du sol.
Évitez les apports excessifs d’azote : ils peuvent provoquer une croissance vigoureuse des rameaux au détriment de la fructification.
La taille dépend beaucoup de la forme de l’arbre : plein vent, gobelet, fuseau, cordon ou espalier.
Sur un pommier adulte de forme libre, l’objectif est principalement de maintenir une ramure équilibrée et suffisamment aérée.
La taille principale s’effectue généralement pendant le repos végétatif, hors période de gel. Une taille en vert peut compléter le travail en été selon la forme cultivée.
>>> Retrouvez nos conseils pour bien tailler un pommier >>>
Après la floraison, le pommier élimine naturellement une partie de ses jeunes fruits. C’est la chute physiologique.
Lorsque de très nombreuses pommes restent néanmoins sur les branches, un éclaircissage manuel peut être bénéfique.
Il permet :
Intervenez après la chute naturelle des jeunes fruits, en conservant en priorité les pommes les mieux formées et bien réparties.
Un pommier peut fleurir abondamment sans pour autant donner une récolte satisfaisante.
Plusieurs explications sont possibles.
Si aucune variété compatible ne fleurit à proximité au même moment, la fécondation peut être insuffisante. Une météo froide ou pluvieuse pendant la floraison réduit également l’activité des abeilles et autres pollinisateurs.
Les fleurs et les jeunes fruits sont sensibles aux températures négatives. Une gelée printanière peut ainsi compromettre la récolte alors que l’arbre lui-même ne présente aucun dégât.
Le délai avant les premières récoltes dépend de la variété, du porte-greffe, de la forme et de l’âge de l’arbre au moment de la plantation.
Des tailles importantes peuvent stimuler la production de longs rameaux vigoureux au détriment du bois à fruits.
Après une récolte exceptionnellement abondante, certains pommiers fleurissent ou fructifient moins l’année suivante. L’éclaircissage contribue à atténuer ce phénomène.
Le pommier peut être touché par plusieurs maladies cryptogamiques et ravageurs. La prévention repose notamment sur une ramure bien aérée, l’élimination des fruits malades et une bonne hygiène du verger.
La tavelure provoque des taches brunâtres à noirâtres sur les feuilles et les fruits. Les printemps humides favorisent son développement.
Ramassez les feuilles fortement atteintes à l’automne et favorisez une bonne circulation de l’air dans la ramure.
La moniliose provoque la pourriture des pommes, avec des coussinets caractéristiques disposés sur les fruits atteints.
Éliminez les fruits momifiés restés sur l’arbre ainsi que ceux tombés au sol.
Les pucerons peuvent provoquer l’enroulement des jeunes feuilles. Le pommier peut également être attaqué par les cochenilles, l’hyponomeute et le carpocapse, responsable de nombreuses pommes dites « véreuses ».
Favoriser les oiseaux insectivores et les auxiliaires permet de renforcer la régulation naturelle au verger.
Pour aller plus loin : maladies du pommier et du poirier : identification et traitements.
La période de récolte varie énormément selon les variétés. Les plus précoces arrivent à maturité dès la fin de l’été, tandis que les variétés tardives se récoltent en automne.
Pour vérifier la maturité, prenez délicatement la pomme dans la main et effectuez un léger mouvement de rotation. Un fruit arrivé au bon stade se détache facilement avec son pédoncule.
Les fruits destinés à être conservés doivent être manipulés avec précaution. Un choc ou une blessure réduit fortement leur durée de conservation.
Retrouvez nos conseils pour savoir quand et comment récolter les pommes.
Toutes les pommes ne possèdent pas la même aptitude à la conservation. Certaines variétés d’été doivent être consommées rapidement, alors que plusieurs pommes d’automne et d’hiver peuvent se conserver durant plusieurs mois.
Pour mettre toutes les chances de votre côté :
À lire : comment bien conserver les pommes après la récolte.
Oui, à condition de choisir un pommier de faible vigueur, généralement greffé sur un porte-greffe nanifiant.
Utilisez un grand bac percé, un substrat fertile et drainant et surveillez attentivement l’arrosage. Un arbre cultivé en pot dispose de beaucoup moins de réserves en eau qu’un pommier planté en pleine terre.
Les formes colonnaires ou certains petits pommiers conduits en espalier conviennent particulièrement aux terrasses et petits espaces.
Sous la responsabilité de Rodolphe Decroix, directeur de la publication.