Le puceron vert du pêcher est un ravageur particulièrement redouté au verger comme au potager. En se nourrissant de la sève des végétaux, il affaiblit les plantes, déforme les feuilles et transmet de nombreux virus parfois dévastateurs. Très prolifique, cet insecte peut rapidement coloniser un pêcher, un prunier ou même des cultures potagères si aucune intervention n’est réalisée.
Heureusement, des solutions naturelles et préventives permettent de limiter efficacement les infestations tout en préservant l’équilibre du jardin.
Ce puceron est un insecte hémiptère de la famille des Aphididae. Mesurant environ 2 mm de long, il arbore une couleur vert clair qui se fond avec la teinte des feuillages. Certains adultes n’ont pas d’ailes tandis que d’autres sont ailés. Ces derniers sont légèrement plus grands et présentent une tache noire sur l’abdomen.
Très redouté par les jardiniers, le puceron vert du pêcher s’attaque à des plantes très différentes. Les prunus, dont le pêcher, sont ses hôtes principaux. Toutefois, il colonise également de nombreux légumes du potager comme les pommes de terre, les tomates, les épinards, les carottes ou encore les concombres.
Le puceron vert du pêcher est particulièrement dangereux car il transmet de nombreuses maladies virales. Sharka du prunier, jaunisse de la betterave, maladie de l’enroulement, mosaïque du concombre, de la laitue ou du navet : cet insecte nuisible transmet plus d’une centaine de virus.
Ces virus provoquent des déformations, des marbrures, des ralentissements de croissance et parfois la mort des végétaux touchés. Même une infestation limitée peut donc avoir de lourdes conséquences au jardin.
Le Myzus persicae évolue sur des hôtes primaires, comme les prunus, et des hôtes secondaires composés principalement de plantes herbacées annuelles.
Au début du cycle, les individus sans ailes sont majoritaires. Puis apparaissent progressivement des pucerons ailés capables de coloniser de nouvelles plantes.
Piqueurs-suceurs, les pucerons verts prélèvent la sève des feuilles du pêcher. Les feuilles commencent alors à se recroqueviller et à se déformer.
Sur les plantes du potager, les jeunes plantules peuvent rapidement dépérir face à ces attaques répétées.
Comme les autres pucerons, ils excrètent également du miellat, une substance collante appréciée des fourmis. Ce miellat favorise ensuite le développement de la fumagine, un champignon noir qui bloque la photosynthèse.
Les virus transmis par le puceron vert provoquent quant à eux des marbrures, des décolorations, des tâches circulaires sur les fruits ou encore des déformations importantes des légumes.
Lorsqu’un insecte nuisible prolifère, cela traduit souvent un déséquilibre de la biodiversité. Les prédateurs naturels du puceron vert manquent parfois d’abris ou de nourriture.
Le puceron vert possède pourtant de nombreux ennemis naturels : les coccinelles, les syrphes, les chrysopes ou encore les anthocoridés.
Pour favoriser leur présence :
En hiver, si vous observez des œufs sur votre fruitier, vous pouvez appliquer des huiles blanches. Elles recouvrent les parasites et bouchent leurs voies respiratoires.
Le produit doit être dilué dans l’eau selon les recommandations du fabricant puis pulvérisé à l’aide d’un pulvérisateur.
Le traitement doit être appliqué de préférence tôt le matin ou en soirée, en évitant les fortes chaleurs.
Un arbre vigoureux et bien entretenu résiste généralement mieux aux attaques. Évitez les excès d’engrais azotés qui favorisent la production de jeunes pousses tendres très appréciées des pucerons.
Une taille équilibrée, une bonne aération de la ramure et des arrosages maîtrisés limitent également les risques d’infestation.
Enfin, surveillez régulièrement les jeunes pousses dès le printemps afin d’intervenir rapidement avant que les colonies ne deviennent importantes.
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